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Fournisseur alimentaire : agrément, HACCP et contrôle du lot

Une denrée ne se source pas comme un article manufacturé : le fabricant doit d'abord avoir le droit de produire, et savoir le prouver. Nous partons de l'agrément ou de l'enregistrement du site, nous écrivons la fiche technique du produit, puis nous faisons contrôler le lot avant qu'il quitte l'usine. Nous n'achetons pas la marchandise et nous ne tenons aucun stock.

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Ce que couvre cette page
Épicerie sèche, produits transformés, ingrédients, boissons sans alcool, fabrication à façon sous marque propre ou sous marque de distributeur.
Cadre principal
Paquet hygiène, plan HACCP écrit, enregistrement ou agrément sanitaire du site, étiquetage et allergènes, traçabilité amont et aval.
Douane
Chapitres 1 à 24 du tarif pour les denrées elles-mêmes, chapitres 48 et 39 pour le carton et le plastique qui les contiennent.
À qui ça parle
Porteur de marque, importateur, distributeur, transformateur qui cherche un ingrédient, enseigne qui veut sa gamme propre.

Ce qu'on vérifie sur un site de production alimentaire

L'existence d'une usine ne dit rien de son droit à produire pour le marché européen. Le premier document demandé n'est donc pas une plaquette commerciale : c'est la preuve d'enregistrement de l'établissement, ou son numéro d'agrément sanitaire quand l'activité l'exige.

Ce numéro n'est pas un ornement. Il est délivré pour des catégories d'activité précises, et un atelier agréé pour une famille de produits n'est pas autorisé à en fabriquer une autre. Nous vérifions donc que la portée de l'agrément couvre réellement le produit commandé, format compris.

Pour les denrées d'origine animale venues d'un pays tiers, seuls les établissements inscrits sur une liste officielle peuvent expédier vers l'Union. Un fabricant absent de cette liste ne compense pas par un certificat privé, aussi bien présenté soit-il.

L'audit à distance, avant d'engager un déplacement

Une grande partie du tri se fait sur pièces. Nous demandons un jeu de documents qui, pris ensemble, dessine la réalité du site bien mieux qu'une visite guidée un jour de propreté exceptionnelle.

  • l'enregistrement ou l'agrément du site, avec la liste des activités autorisées
  • le plan HACCP complet : analyse des dangers, points critiques retenus, valeurs cibles et limites, actions correctives prévues
  • le plan d'analyses et les résultats bruts sur les douze derniers mois, pas seulement la synthèse favorable
  • la liste des allergènes présents sur le site, y compris ceux qui ne sont pas dans la recette mais circulent dans l'atelier
  • le dispositif de détection des corps étrangers et ses enregistrements de vérification
  • la procédure de retrait et de rappel, avec la trace du dernier exercice de simulation

Ce qui ne se voit que sur place

Le reste se juge en marchant dans l'atelier. La marche en avant, d'abord : les flux de matière crue et de produit fini ne doivent pas se croiser, et cette contrainte se lit dans l'architecture du bâtiment avant de se lire dans une procédure.

Ensuite la gestion des allergènes, qui se joue dans le séquencement des fabrications et dans le nettoyage entre deux recettes. Puis l'état des joints, des convoyeurs et des zones difficiles d'accès, où les biofilms s'installent. Enfin l'origine de l'eau utilisée et le plan de lutte contre les nuisibles.

Capacité annoncée et capacité réellement disponible

Une cadence de ligne est une donnée machine. La capacité qui vous concerne est celle qui reste libre, sur le format que vous visez, aux dates où vous produisez. Entre les deux, il y a le taux d'occupation, les changements de recette et le nettoyage complet qui les sépare.

Un atelier qui alterne plusieurs recettes sur la même ligne perd des heures à chaque bascule. Plus votre produit est éloigné de ce qui tourne habituellement, plus ce coût caché grandit, et plus votre commande sera repoussée vers les créneaux de fin de semaine.

Ce qu'on vous annonceCe que ça recouvre souventLa question qui tranche
Capacité de la ligneUne cadence théorique, sur un format unique et sans arrêtCombien d'heures par semaine cette ligne est-elle déjà engagée ?
Usine intégréeParfois un simple atelier de conditionnementQuelles étapes se font ici, lesquelles partent ailleurs ?
Nous produisons ce type de produitUne recette voisine, pas la vôtreAvez-vous déjà fabriqué cette texture dans ce format, sur quelle ligne ?
Stock disponibleUn stock de matière première, pas de produit finiQuelle est la date de récolte ou de fabrication du lot proposé ?
Agréé pour l'exportUne licence d'exportation administrativeQuel est le numéro d'agrément sanitaire du site, pour quelle catégorie ?

La saison décide avant l'usine

Beaucoup de denrées dépendent d'une campagne annuelle. Un produit à base de fruit, de légume ou de céréale se fabrique quand la matière première existe, et son prix comme sa disponibilité se fixent à ce moment-là. Un fabricant qui promet la même chose toute l'année travaille sur stock, ou substitue.

Cette saisonnalité se contractualise. Sur les volumes réguliers, un engagement de campagne réserve la matière avant la récolte ; sans lui, vous achetez au coup par coup, derrière ceux qui se sont engagés.

La sous-traitance en cascade

Le conditionnement à façon se sous-traite fréquemment, parfois sur deux niveaux. Nous demandons donc par écrit quelles opérations quittent le site, et vers quel établissement : l'agrément et le plan HACCP suivent le lieu de fabrication, pas la marque imprimée sur l'étiquette.

Par où passe un sourcing de denrées, et ce que chaque circuit exige

Aucun canal n'est mauvais en soi. Chacun demande un travail de vérification différent, et c'est ce travail, pas le canal, qui décide de ce que vous recevez.

Les fabricants à façon

Ce sont les industriels qui produisent pour d'autres marques, souvent en parallèle de la leur. Ils disposent des recettes de base, des lignes et des documents. La contrepartie : votre produit devra entrer dans un format existant, sous peine de coûts de développement que personne n'avait chiffrés.

Les salons professionnels

Le SIAL et Anuga côté produit fini, le CFIA côté ingrédients et équipements, réunissent en trois jours ce que six mois de recherche en ligne donnent difficilement. On y voit des échantillons faits pour être vus. La vérification documentaire commence après, pas sur le stand.

Les marchés de gros

Rungis et les carreaux régionaux servent au frais, au réassort rapide et à la découverte. Le circuit est court, la traçabilité remonte souvent d'un cran seulement, et la personnalisation y est presque impossible. C'est un canal d'achat, pas un canal de production sous votre marque.

Les places de marché en ligne

Elles donnent accès à des fabricants asiatiques et est-européens, mêlés à des négociants qui n'ont ni ligne ni agrément. Sur l'alimentaire, l'écart entre les deux est plus dangereux qu'ailleurs : un intermédiaire ne peut pas vous fournir un plan HACCP qu'il n'a pas écrit, ni vous ouvrir un atelier qui ne lui appartient pas.

Notre travail sur ce canal consiste à remonter au producteur réel : identité juridique, adresse de l'établissement, numéro d'enregistrement, correspondance entre le nom sur les documents et le nom sur la facture proforma.

De l'essai de laboratoire au témoin scellé

Un échantillon validé trop tôt fait perdre plus de temps qu'il n'en gagne. Quatre étapes se succèdent, et chacune valide autre chose que la précédente.

  1. L'essai de faisabilité, fabriqué au laboratoire de développement : il prouve que la recette tient, il ne prouve rien sur l'industrialisation.
  2. L'essai industriel, réalisé sur la ligne qui produira réellement : c'est là qu'apparaissent les textures qui ne passent pas la pompe et les cuissons qui ne tiennent pas la cadence.
  3. La pré-série, avec l'emballage définitif, les étiquettes réelles et le marquage du lot : elle valide l'ensemble, contenant compris.
  4. Le témoin scellé, prélevé sur la pré-série, conservé par les deux parties jusqu'au terme de la durée de vie : c'est la pièce de comparaison en cas de litige.

La durée de vie ne se recopie pas

Une date limite de consommation se démontre. Elle repose sur un suivi en conditions réelles de conservation, complété selon le produit par une étude de vieillissement microbiologique qui vérifie qu'un germe introduit volontairement ne se développe pas jusqu'au terme annoncé.

Reprendre la date d'un produit concurrent parce qu'il lui ressemble revient à endosser un risque sanitaire sans en avoir mesuré le fondement. C'est un point où nous refusons de suivre un fabricant qui va vite.

Le sensoriel se cadre aussi

Goûter ne suffit pas à valider. Il faut une grille : intensité des attributs recherchés, défauts rédhibitoires, écart admis par rapport à l'échantillon de référence, et un panel de plusieurs personnes plutôt qu'un avis unique pris un jour de rhume.

La fiche technique qui rend un refus de lot opposable

Sans document signé, un lot décevant se discute au téléphone et se règle au rapport de force. Avec une fiche technique complète et contresignée, il se refuse sur des critères écrits. Voici ce qu'elle contient quand elle sert à quelque chose.

  • la dénomination légale de vente, celle qui figurera sur l'étiquette, et non le nom commercial
  • la liste complète des ingrédients dans l'ordre décroissant, avec le pourcentage des ingrédients mis en avant
  • les allergènes présents dans la recette et ceux présents sur le site de fabrication
  • l'origine des matières premières sensibles, et la conduite à tenir si le fabricant doit en changer
  • les caractéristiques physico-chimiques avec valeur cible et tolérance : humidité, pH, teneur en sucre, activité de l'eau selon le produit
  • les critères microbiologiques retenus, avec la méthode d'analyse et le laboratoire qui l'exécute
  • le poids net, sa tolérance et le mode de contrôle du remplissage
  • les critères d'aspect et de goût, rattachés au témoin scellé
  • l'emballage primaire, sa référence exacte et sa déclaration de conformité au contact alimentaire
  • la durée de vie, les conditions de conservation et le format du marquage de lot
  • le schéma de palettisation, le nombre d'unités par carton et la résistance attendue à l'empilement

Chaque ligne doit porter une valeur mesurable et une tolérance. Un critère rédigé « conforme à l'usage » ou « de bonne qualité » ne se contrôle pas, donc ne se refuse pas. C'est la différence entre une fiche qui protège et une fiche qui décore un classeur.

Dernier point, souvent négligé : ce document se signe. Un fichier envoyé par messagerie sans retour signé ne vaut pas engagement, et l'usine le sait mieux que l'acheteur.

Sécurité des aliments : les preuves à exiger du fabricant

L'ensemble du cadre européen repose sur une idée simple : celui qui met la denrée sur le marché en répond. Si vous importez, c'est vous. Voici les textes qui décident de ce que vous devez pouvoir présenter.

  • Règlement (CE) n° 178/2002Traçabilité et retraitChaque exploitant doit pouvoir identifier ses fournisseurs et ses clients directs, à un cran en amont et un cran en aval. Il doit aussi engager le retrait d'un produit qu'il sait non conforme et en informer l'autorité compétente.
  • Règlement (CE) n° 852/2004Hygiène et plan HACCPTout établissement du secteur alimentaire doit être enregistré auprès de l'autorité et appliquer des procédures fondées sur les principes HACCP. Le plan doit être écrit, tenu à jour et vérifié par des enregistrements.
  • Règlement (CE) n° 853/2004Agrément des produits d'origine animaleViande, produits de la pêche, lait et ovoproduits imposent un agrément sanitaire du site, matérialisé par une marque d'identification apposée sur l'emballage.
  • Règlement (UE) n° 1169/2011Information du consommateurIl fixe les mentions obligatoires : dénomination, liste d'ingrédients, allergènes mis en évidence, quantité nette, date, conditions de conservation, déclaration nutritionnelle, coordonnées du responsable de la mise sur le marché.
  • Règlement (CE) n° 1935/2004Emballage au contact de l'alimentLe contenant ne doit pas céder ses composants à la denrée. Une déclaration de conformité est exigée pour chaque référence d'emballage, et elle doit viser l'usage réel : gras, acide, chaud, longue durée.

Ce que ces textes changent à votre contrat

La traçabilité ne se déclare pas, elle se teste. Un exercice utile consiste à prendre un numéro de lot au hasard et à demander, dans la journée, les lots de matières premières qui le composent et la liste des clients livrés. Un fabricant qui n'y arrive pas ne saura pas non plus rappeler.

Les allergènes méritent une clause à part. La contamination croisée par un allergène absent de la recette est un motif de rappel fréquent, et elle dépend entièrement de l'organisation de l'atelier. Le contrat doit obliger le fabricant à signaler tout changement dans les produits fabriqués sur la même ligne.

Enfin, l'emballage. Beaucoup d'acheteurs sécurisent la recette et découvrent trop tard que le film, la barquette ou le carton contact n'ont pas de déclaration de conformité utilisable. Nous traitons ce volet en parallèle du produit, jamais après.

Contrôler un lot avant qu'il quitte l'usine

L'inspection avant embarquement est le dernier moment où un refus coûte peu. Une fois le conteneur parti, la marchandise est payée, en mer, et périssable. Le plan d'échantillonnage se fixe par écrit dans la commande, avec le niveau de contrôle retenu et le nombre de défauts admis par catégorie.

  • poids net réel relevé sur un nombre d'unités convenu, et non sur trois pots choisis par l'usine
  • étanchéité du scellage, sur film comme sur capsule, avec le test correspondant au conditionnement
  • lisibilité et exactitude du marquage : numéro de lot, date, correspondance avec le dossier de fabrication
  • étiquetage en français complet, y compris les allergènes mis en évidence et les coordonnées du responsable
  • passage au détecteur de corps étrangers vérifié devant l'inspecteur, avec les échantillons témoins de contrôle
  • température à cœur au moment du chargement pour les produits réfrigérés ou surgelés
  • état des palettes, du filmage et des cartons, contrôlés avant fermeture du conteneur

Le rapport d'inspection sert à quelque chose seulement s'il conditionne le paiement. Le montage habituel réserve le solde à la libération du lot : l'inspection a lieu, le rapport circule, et l'expédition part une fois les réserves levées.

Le conteneur fait partie du contrôle

Sur les produits sensibles à la température, le pré-refroidissement du conteneur et la pose d'un enregistreur dans le chargement se demandent explicitement. Sans enregistrement, une rupture de chaîne du froid pendant le transit reste indémontrable, et le litige se règle contre l'acheteur.

Le calage aussi se vérifie. Un chargement mal arrimé bouge, les cartons du bas s'écrasent, et le produit arrive intact au sens sanitaire mais invendable au sens commercial.

Nous joignons au rapport les photos des mêmes points de vue à chaque inspection. C'est ce qui permet de comparer deux expéditions du même fournisseur à six mois d'écart et de repérer une dérive avant qu'elle devienne un incident.

Incoterms, droits agricoles et coût réel d'une denrée importée

Deux offres sur le même produit ne se comparent pas tant qu'elles ne sont pas ramenées au même point de livraison. Les Incoterms 2020 fixent ce point : où s'arrête l'obligation du vendeur, qui paie le transport principal, qui supporte le risque à chaque étape.

Sur l'alimentaire, ce partage du risque a une conséquence directe. Une rupture de température pendant le transit se répercute sur celui qui portait le risque à ce moment précis. Choisir un Incoterm revient donc à décider qui paiera une avarie invisible à l'œil nu.

Les droits ne se devinent pas

Les produits agricoles et alimentaires supportent des droits de douane parfois exprimés en montant par quantité plutôt qu'en pourcentage, et certaines positions relèvent de contingents tarifaires ouverts par périodes. Le classement décide donc du coût, pas seulement du taux affiché.

Quand un produit se situe à la frontière entre deux positions, un renseignement tarifaire contraignant obtenu auprès de l'administration fige le classement pour plusieurs années. Sur une gamme destinée à être réapprovisionnée, c'est la seule manière de supprimer le risque de redressement.

Les contrôles à l'entrée coûtent du temps

Les denrées d'origine animale et certains végétaux passent par un poste de contrôle frontalier désigné, avec notification préalable et certificat sanitaire du pays d'origine. L'immobilisation le temps du contrôle se prévoit dans le calendrier : sur du frais, elle consomme une part de la durée de vie.

Côté fiscalité, la TVA à l'import s'autoliquide sur la déclaration de TVA et ne s'avance plus en douane, ce qui change la trésorerie d'une première importation. Le taux applicable à la revente dépend du produit et de son conditionnement : il se vérifie avant de construire un prix, pas après.

Reste ce que personne n'annonce spontanément : frais de terminal au départ et à l'arrivée, magasinage, éventuel passage en entrepôt sous température, et frais de dossier du commissionnaire. Additionnés, ils déplacent le classement des offres plus souvent qu'un écart de prix unitaire.

Service de sourcing

Décrivez la recette, on identifie l'atelier autorisé à la produire

Vous ne recevez pas une liste de contacts à rappeler vous-même. On interroge les ateliers, on compare sur pièce, on vérifie les documents et on vous présente ce qui tient debout.

  • Réponse sous 48h ouvrées, par un interlocuteur qui reste le même jusqu'à la livraison.
  • Votre brief ne circule pas. Il sert à consulter les ateliers, il n'est ni revendu ni diffusé.
  • Réponse franche. Si votre quantité ou votre cible de prix ne passe pas, on vous le dit avant de perdre du temps.
Demande de sourcing éventails Les champs marqués d'une étoile sont nécessaires pour vous répondre utilement.
En unités, pour la référence concernée.

Vos informations servent uniquement à traiter cette demande. Elles ne sont ni revendues, ni transmises à des tiers.

Ce que les acheteurs nous demandent

Faut-il un agrément sanitaire pour faire fabriquer un produit alimentaire ?

Cela dépend du produit et de la fonction que vous exercez. Tout établissement du secteur alimentaire doit être enregistré ; l'agrément sanitaire, lui, est exigé pour les produits d'origine animale et matérialisé par une marque d'identification. Si vous faites fabriquer et que la marchandise ne passe jamais chez vous, c'est le site du fabricant qui porte l'agrément. Dès que vous stockez ou reconditionnez, votre propre statut se pose.

Qui répond d'un lot importé non conforme ?

Celui qui met la denrée sur le marché de l'Union, c'est-à-dire l'importateur. Le fabricant étranger n'est pas atteignable par l'autorité française, et un contrat qui prétend transférer la responsabilité n'a aucun effet vis-à-vis de l'administration. Il joue seulement entre les parties, pour une action en garantie. C'est la raison pour laquelle la vérification se fait avant l'achat et non après le premier contrôle.

Une certification IFS ou BRCGS suffit-elle à valider un fournisseur ?

Non, et le fabricant sérieux le dira lui-même. Ces référentiels privés attestent qu'un système de management a été audité à une date donnée, sur un périmètre écrit sur le certificat. Il faut lire ce périmètre : il arrive qu'il couvre une partie seulement des activités du site. Le certificat oriente la sélection, il ne remplace ni la fiche technique signée ni l'inspection du lot.

Comment fixe-t-on la date limite de consommation d'une nouvelle recette ?

Par une étude de durée de vie, pas par comparaison avec un produit du rayon. Le produit est conservé dans les conditions réelles annoncées, analysé à intervalles réguliers sur les critères microbiologiques et physico-chimiques retenus, et jugé aussi sur le plan sensoriel. Selon la catégorie, une étude de vieillissement complémentaire vérifie qu'un germe introduit volontairement ne se développe pas jusqu'au terme visé.

Peut-on faire produire sa propre recette sans être industriel ?

Oui, c'est le principe de la fabrication à façon. Vous apportez la recette ou le concept, l'industriel apporte l'outil, l'agrément et les documents. Deux points se règlent au contrat : à qui appartient la formule développée pendant le projet, et pendant combien de temps le fabricant s'interdit de la proposer à un tiers. Sans ces clauses, votre produit peut réapparaître ailleurs sous une autre étiquette.

Vous occupez-vous aussi de l'emballage ?

Oui, parce qu'il conditionne la recette autant que l'inverse. Nous cherchons le contenant en parallèle du produit, nous réclamons la déclaration de conformité au contact alimentaire pour chaque référence, et nous vérifions qu'elle vise l'usage réel. S'y ajoutent les obligations françaises sur la signalétique de tri et la contribution à la filière emballages, qui incombent à celui qui met le produit sur le marché.

Achetez-vous la marchandise pour nous la revendre ?

Non. Nous n'avons ni stock, ni entrepôt, ni activité de négoce alimentaire. Nous identifions les sites capables de produire, nous écrivons la spécification, nous vérifions les documents et nous pilotons le contrôle avant expédition. La commande reste la vôtre, la facture vient du fabricant, et la relation commerciale ne passe pas par nous.