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Fournisseur chinois : distinguer l'usine du négociant, et le prouver

En Chine, la première question n'est pas le prix, c'est l'identité : votre interlocuteur fabrique-t-il, ou revend-il ? La réponse se vérifie sur des documents publics et sur quelques recoupements, pas sur une visite de showroom. Nous commençons par là, puis nous descendons vers la spécification, l'audit et le contrôle avant embarquement.

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Ce que couvre cette page
Vérification d'identité, capacité réelle, montage en marque propre, audit, contrôle avant expédition, coût rendu
Cadre applicable
Sécurité générale des produits, surveillance du marché, obligations de l'importateur établi dans l'Union
Nomenclature
À déterminer produit par produit, avant la première négociation de prix
Acheteurs concernés
Importateur, porteur de marque, distributeur, vendeur en ligne, industriel en recherche de sous-traitance

Une spécification qui survit à la traduction

Le malentendu récurrent avec un atelier chinois n'est pas linguistique, il est implicite. Tout ce que le document ne dit pas sera tranché par l'usine, et il sera tranché dans le sens du coût. Ce n'est pas de la malhonnêteté, c'est la logique d'un fournisseur qui a accepté un prix.

Ce qui doit être chiffré

  • la matière avec sa désignation normalisée, pas un nom commercial : « acier inoxydable » ne désigne rien, la nuance si
  • les cotes critiques et leurs tolérances, clairement séparées des cotes d'aspect que personne ne mesurera
  • la couleur par une référence colorimétrique et un échantillon physique, jamais par un adjectif ni par une image d'écran
  • la fonction par un essai et un critère de réussite : ce qu'on teste, comment, et à partir de quelle valeur on refuse
  • l'emballage par un plan : matériau, dimensions, marquage, quantité par carton, palettisation
  • les critères d'acceptation, avec la liste des défauts majeurs, celle des défauts mineurs et le nombre toléré de chacun

Deux langues, une version qui fait foi

Le document se rédige en français ou en anglais et en chinois, et l'une des deux versions est désignée comme prévalant en cas de divergence. Les plans priment sur le texte, les photographies annotées priment sur les adjectifs. Une spécification illustrée se discute mal ; une spécification littéraire se réinterprète à chaque commande.

Usine ou négociant : ce que dit la licence d'exploitation

Toute société enregistrée en Chine détient une licence d'exploitation. Ce document porte le nom exact de l'entité en caractères chinois, un code d'identification unique, un objet social, un capital, une date de création et une adresse enregistrée.

Ces éléments sont consultables sur le registre public national, ce qui rend la première vérification gratuite et rapide.

Lire la licence, pas la plaquette

  • l'objet social : une activité de fabrication et une activité de commerce de gros ou d'import-export ne décrivent pas le même métier
  • l'adresse enregistrée, qui correspond souvent à un bureau et non à l'atelier ; l'écart n'est pas suspect en soi, il doit être expliqué
  • le capital, en distinguant le montant souscrit du montant effectivement libéré
  • la date de création, à confronter avec les années d'expérience annoncées sur le site commercial
  • le nom exact en chinois, seul nom juridiquement opposable : la raison sociale en anglais figurant sur les brochures n'a aucune valeur
IndicePlutôt un fabricantPlutôt un intermédiaire
Objet socialFabrication d'une famille préciseCommerce, import et export, activités multiples
Gamme proposéeÉtroite et cohérenteTrès large, plusieurs familles sans lien
Réponse techniqueParle tolérances, machines, matièreRenvoie systématiquement à un ingénieur absent
ÉchantillonsPrélevés sur la production en coursSortis d'une vitrine, sans numéro de lot
Images fourniesAtelier reconnaissable, mêmes machines à chaque foisPhotographies génériques réutilisées d'un dossier à l'autre
Coordonnées bancairesAu nom exact de l'entité de la licenceAutre raison sociale, ou compte personnel

Le droit d'exporter n'est pas un gage de qualité

Exporter depuis la Chine suppose un enregistrement auprès des autorités du commerce extérieur et de la douane. Beaucoup d'ateliers ne l'ont pas et passent par un agent qui émet la facture et les documents d'expédition. Ce montage est courant et légal.

Il change en revanche votre contrepartie contractuelle : vous payez et vous poursuivez l'agent, pas l'usine.

Un intermédiaire compétent a sa valeur, en particulier sur des séries courtes réparties entre plusieurs ateliers. Le problème n'est jamais l'intermédiation, c'est l'intermédiation dissimulée : elle empêche de savoir qui produit, donc de contrôler quoi que ce soit.

Catalogue, produit habillé, conception propre : où se situe votre propriété

Trois montages coexistent, et ils n'ont pas les mêmes conséquences le jour où vous voulez changer d'atelier.

MontageQui a conçuCe que vous pouvez emporter ailleurs
Achat au catalogueLe fabricantRien, sinon votre volume
Produit existant habillé à votre marqueLe fabricantVotre habillage, pas le produit
Conception à votre initiativeVous, ou votre bureau d'étudesLes plans et l'outillage, si le contrat le prévoit

Le moule est le vrai sujet

Un outillage annoncé comme offert reste la propriété de celui qui l'a payé, c'est-à-dire le fabricant.

Pour qu'il soit à vous, il faut une facture distincte, un numéro gravé sur le moule, une photographie de ce numéro, un lieu de stockage identifié et une clause de restitution avec délai. La maintenance et le nombre de cycles avant révision se traitent dans la même clause.

Déposer la marque avant de communiquer

Le système chinois attribue la marque au premier déposant, pas au premier utilisateur. Une marque européenne connue peut donc être déposée localement par un tiers, qui bloque ensuite les exportations.

Le dépôt se fait avant les premiers échanges, y compris dans une version en caractères chinois, et il se complète par un enregistrement auprès des douanes chinoises pour permettre le blocage des expéditions non autorisées.

L'accord de confidentialité mérite le même soin. Un accord de non-divulgation, de non-utilisation et de non-contournement rédigé en chinois, soumis au droit chinois et attribuant compétence à une juridiction chinoise a une chance d'être exécuté. Le même texte en anglais sous droit étranger reste, dans les faits, une intention.

Le document doit porter le cachet officiel rouge de la société, qui vaut engagement bien davantage qu'une signature manuscrite.

Échantillon de vitrine, échantillon de production

Un échantillon parfait ne prouve qu'une chose : quelqu'un sait fabriquer une pièce parfaite quand il y consacre une journée. La question utile est de savoir ce que donne la millième.

  1. L'échantillon de présentation, envoyé avant tout accord. Il indique un niveau de finition possible, parfois fabriqué ailleurs. Il n'engage rien.
  2. Le prototype sur votre spécification, qui vérifie que le document a été compris. On le mesure, on le teste, on le commente par écrit.
  3. La pré-série, produite sur la ligne réelle, avec l'outillage réel et la matière réelle. C'est la première information sincère sur la régularité.
  4. L'échantillon de référence scellé en double, daté et signé, un exemplaire chez vous, un exemplaire chez le fabricant.

Une précaution simple élimine beaucoup de déconvenues : demander cinq exemplaires au lieu d'un, et les mesurer tous. Un atelier capable de sortir cinq pièces identiques a un procédé maîtrisé. Un atelier qui envoie une belle pièce et quatre approximations a un bon chef d'atelier et un procédé instable.

Sur les commandes suivantes, l'échantillon se prélève pendant la production, par l'inspecteur, dans le lot en cours. Un échantillon envoyé par le service commercial deux semaines avant l'expédition ne décrit pas la marchandise qui partira.

Auditer : à distance d'abord, sur place ensuite

Le salon ne remplace pas l'audit, il le prépare

La Foire de Canton, organisée en phases par familles de produits, le marché de Yiwu et les salons de Hong Kong permettent de rencontrer beaucoup d'interlocuteurs en peu de jours et de comparer des niveaux de finition côte à côte. On y collecte des licences, des cartes et des échantillons. La vérification, elle, commence au retour.

Sur les plateformes B2B, un statut payant n'est pas un audit. Certaines proposent une vérification par un tiers, dont il faut lire le périmètre exact : elle porte le plus souvent sur l'existence de l'entreprise, rarement sur la capacité à tenir votre cahier des charges.

Les places de marché destinées au marché intérieur chinois affichent des prix domestiques et ne gèrent pas l'export, ce qui rend leurs tarifs trompeurs pour un acheteur européen.

Ce qui se vérifie sans quitter son bureau

  • l'existence et le statut de l'entité sur le registre public national, avec l'objet social et le capital
  • la cohérence entre le nom sur la licence, le nom sur la facture proforma et le titulaire du compte bancaire
  • un appel vidéo non annoncé, en demandant de filmer l'enseigne à l'entrée, la ligne en fonctionnement et le magasin de matière première
  • une facture d'électricité ou un bail au nom de l'entité, qui rattache l'entreprise à un lieu
  • la cohérence entre l'effectif annoncé, la surface déclarée et le volume de production revendiqué

Ce que valent les certificats et les rapports d'audit

Un certificat de système de management ou un rapport d'audit social se lit comme une pièce comptable : numéro, organisme émetteur, périmètre couvert, entité concernée, dates de validité. On vérifie le numéro auprès de l'organisme, pas auprès du fournisseur.

Un certificat au nom d'une société sœur ne couvre pas l'atelier qui produira votre commande, et un périmètre limité à une gamme ne s'étend pas à la vôtre.

Ces référentiels sont privés. Ils documentent une organisation et des pratiques, ce qui aide à choisir, mais ils ne valent en aucun cas conformité du produit aux règles européennes. Les présenter comme une obligation légale serait faux, et s'en contenter comme preuve de conformité expose l'importateur.

Sur place, ce qu'on regarde vraiment

  • l'atelier en fonctionnement, pas une chaîne à l'arrêt un jour de visite programmée
  • le magasin de matière première : les bobines, plaques ou granulés portent-ils des étiquettes cohérentes avec vos spécifications
  • la zone de produits finis, qui montre pour qui l'usine travaille réellement
  • le laboratoire interne, les appareils de mesure et leur étalonnage, souvent le point le plus révélateur
  • les registres de contrôle en production, remplis au fil de l'eau ou reconstitués la veille
  • la gestion des rebuts et des retouches, car une usine sans rebut est une usine qui expédie ses défauts

Le contrôle avant expédition, dernier point de sortie

L'inspection se cale sur un plan d'échantillonnage établi à partir d'une norme reconnue, avec un niveau d'inspection et des seuils d'acceptation convenus par écrit avant la commande. Les défauts critiques ne se négocient pas : leur présence entraîne le refus du lot.

On complète par une inspection en cours de production, lancée quand une part suffisante de la commande est fabriquée, ce qui laisse encore le temps de corriger.

  • conformité à l'échantillon scellé, référence par référence et coloris par coloris
  • relevés dimensionnels chiffrés sur les cotes critiques, transmis en tableau
  • essais fonctionnels prévus au contrat, réalisés devant l'inspecteur
  • quantité réellement produite et emballée, cartons ouverts au hasard dans plusieurs palettes
  • marquage, étiquetage et code-barres, avec l'identification du responsable de la mise sur le marché
  • contrôle du chargement du conteneur, calage compris, avec photographies horodatées

Ce que la Chine ne fournit pas : la conformité européenne

Un fabricant chinois produit ce qu'on lui commande. La conformité au droit de l'Union, elle, incombe à celui qui importe. Cette bascule de responsabilité est le point le plus mal compris de tout le sourcing asiatique.

  • Règlement (UE) 2023/988Sécurité générale des produitsSeuls des produits sûrs peuvent être mis sur le marché. Le texte impose l'identification du fabricant et de l'importateur, la traçabilité et une procédure de rappel. Il s'applique par défaut à tout produit de consommation qui ne relève pas d'une réglementation sectorielle propre.
  • Règlement (UE) 2019/1020Surveillance du marchéCertains produits ne peuvent être mis sur le marché que si un opérateur économique établi dans l'Union est identifiable et tient le dossier de conformité à disposition des autorités. Vendre depuis un pays tiers sans cet interlocuteur européen expose le produit au retrait.
  • Règlement (CE) n° 1907/2006Substances chimiquesLes restrictions applicables aux substances contenues dans les articles importés valent quelle que soit l'origine. Le fournisseur doit être capable de dire ce que contient le produit et de le documenter, faute de quoi c'est l'importateur qui portera l'incertitude.
  • Obligations de l'importateurCe qui vous revientImporter depuis un pays tiers transfère une part des obligations du fabricant : vérification de la procédure d'évaluation, conservation du dossier technique, coordonnées apposées sur le produit ou son emballage, notice dans la langue du marché.

Le marquage réglementaire européen se contrefait facilement. Un logo aux lettres trop rapprochées, parfois présenté comme une mention d'origine, n'a aucune valeur et signale surtout l'absence de dossier.

De la même manière, un certificat émis par un laboratoire inconnu, sans rapport d'essai complet derrière, ne prouve rien. On demande toujours le rapport, pas l'attestation.

  • obligation contractuelle de fournir le rapport d'essai complet, avec la référence testée et la date
  • engagement de ne modifier ni la matière, ni le composant, ni le sous-traitant sans accord écrit préalable
  • fourniture du dossier technique et des schémas nécessaires à la constitution de votre déclaration
  • étiquetage portant l'identification du responsable européen de la mise sur le marché
  • clause de prise en charge des frais en cas de blocage douanier imputable à un défaut de conformité

Le prix FOB n'est pas le prix rendu

Deux offres chinoises ne deviennent comparables qu'une fois ramenées au même point de livraison et au même périmètre. Tant que la règle Incoterms n'est pas arrêtée, comparer des prix unitaires revient à comparer des périmètres différents.

Un prix départ usine paraît le plus bas et pose un problème pratique : le vendeur n'assume pas la déclaration d'exportation, alors que celle-ci suppose un opérateur enregistré. Un prix rendu port de départ reste la base la plus lisible.

Un prix rendu dédouané proposé spontanément par une usine mérite une question précise sur qui déclare, sous quel numéro, et qui répond d'un redressement.

  • le fret et les frais de terminal aux deux extrémités, rarement inclus dans une première offre
  • l'assurance transport, avec sa franchise et ses exclusions
  • les droits de douane, qui dépendent entièrement de la position tarifaire retenue
  • les mesures de défense commerciale éventuellement en vigueur sur le produit, capables de doubler le coût rendu
  • la taxe sur la valeur ajoutée à l'importation, autoliquidée par l'importateur établi en France
  • les postes qu'on oublie systématiquement : essais de laboratoire, outillage, inspections, livraison finale

Le classement douanier se détermine avant la négociation, pas au moment de dédouaner. C'est lui qui fixe le taux applicable, les éventuelles mesures particulières et les documents exigés. Une erreur de position se paie deux fois, au redressement et sur toutes les commandes passées entre-temps.

Le calendrier de paiement suit le contrôle. Un acompte au lancement, le solde après réception du rapport d'inspection et contre copie du document de transport : cette mécanique donne au rapport le poids qu'aucune relation commerciale ne remplace. Elle se pose dès la négociation, elle se discute mal une fois la production engagée.

Service de sourcing

Dites-nous ce que vous voulez faire produire

Vous ne recevez pas une liste de contacts à rappeler vous-même. On interroge les ateliers, on compare sur pièce, on vérifie les documents et on vous présente ce qui tient debout.

  • Réponse sous 48h ouvrées, par un interlocuteur qui reste le même jusqu'à la livraison.
  • Votre brief ne circule pas. Il sert à consulter les ateliers, il n'est ni revendu ni diffusé.
  • Réponse franche. Si votre quantité ou votre cible de prix ne passe pas, on vous le dit avant de perdre du temps.
Demande de sourcing éventails Les champs marqués d'une étoile sont nécessaires pour vous répondre utilement.
En unités, pour la référence concernée.

Vos informations servent uniquement à traiter cette demande. Elles ne sont ni revendues, ni transmises à des tiers.

Ce que les acheteurs nous demandent

Comment savoir si mon interlocuteur est une usine ou un négociant ?

En demandant la licence d'exploitation et en la vérifiant sur le registre public national : objet social, capital, date de création, adresse. On recoupe ensuite avec la largeur de la gamme proposée, la qualité des réponses techniques, l'origine des échantillons et le titulaire du compte bancaire. Un intermédiaire qui l'assume peut être un bon partenaire ; un intermédiaire qui se cache empêche tout contrôle.

Une usine sans licence d'exportation peut-elle me livrer ?

Oui, en passant par un agent enregistré qui émettra la facture et les documents d'expédition. Ce montage est courant. Il faut en tirer les conséquences contractuelles : votre contrepartie juridique devient l'agent, les recours s'exercent contre lui, et la clause de qualité doit prévoir explicitement l'atelier qui produit.

Un certificat d'audit social ou de système suffit-il à sécuriser un achat ?

Non. Ces référentiels privés documentent une organisation, ce qui aide à comparer des fournisseurs, mais ils ne valent pas conformité du produit au droit européen et ne dispensent d'aucun essai. On vérifie toujours le numéro auprès de l'organisme émetteur, ainsi que le périmètre et l'entité couverte, car un certificat au nom d'une société sœur ne protège de rien.

Faut-il déposer sa marque en Chine avant de produire ?

Oui, si vous voulez conserver la maîtrise de votre nom. Le système attribue la marque au premier déposant, y compris à un tiers qui n'a jamais vendu sous ce nom. Le dépôt se fait avant les premiers échanges commerciaux, dans une version latine et une version en caractères chinois, et se complète utilement par un enregistrement auprès des douanes chinoises.

Comment fonctionne une inspection avant expédition ?

Un inspecteur se rend à l'usine quand la marchandise est produite et emballée, prélève selon un plan d'échantillonnage convenu, compare à l'échantillon scellé, mesure les cotes critiques, réalise les essais prévus et vérifie le marquage et l'emballage. Il remet un rapport avec photographies. Le paiement du solde après réception de ce rapport donne à l'inspection le poids qui lui manque autrement.

Puis-je acheter sur une plateforme destinée au marché intérieur chinois ?

Les prix affichés sur ces places de marché correspondent à des ventes domestiques, souvent sans emballage export, sans facture d'exportation et sans capacité à expédier hors de Chine. Ils servent de repère de coût, pas d'offre exploitable. Une commande passée ainsi suppose un intermédiaire local qui regroupe, contrôle et exporte, ce qui ajoute un maillon et un coût.

Qui est responsable si un produit importé n'est pas conforme ?

L'importateur établi dans l'Union. Il vérifie que l'évaluation de conformité a été menée, conserve le dossier technique, appose ses coordonnées et fournit la notice dans la langue du marché. Une attestation signée par le fabricant chinois ne transfère pas cette responsabilité et ne protège pas d'un retrait ou d'un blocage en douane.