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Univers emballage et conditionnement

Fournisseur emballage : la boîte se dessine avant d'être chiffrée

Étui carton, caisse ondulée, coffret rigide, sachet, flacon, pot en verre, étiquette adhésive. Sur cette famille, tout part d'un plan à plat et de trois cotes intérieures. Le prix vient après, et il dépend d'eux.

  • Cotes intérieures et jeu fonctionnel arrêtés d'abord : c'est l'erreur la plus fréquente et la plus définitive.
  • Déclaration de conformité au contact alimentaire réclamée par référence, et vérifiée sur l'usage réel.
  • Coût, délai et propriété de l'outillage de découpe écrits avant la commande, pas découverts après.
Réponse sous 48h ouvrées Demande gratuite, sans engagement Plan à plat validé avant chiffrage
Plan à plat d'un étui carton Schéma d'un étui pliant déplié : quatre panneaux, rabats supérieurs et inférieurs, rabat de collage sur le côté gauche, lignes de pli en pointillés. face côté dos côté tracé de découpe ligne de pli zone de collage
Repères famille
Matériaux
Carton, plastique, verre, métal
Impression
Offset, flexo, hélio, numérique
Outillage
Forme de découpe, moule, cliché
Douane
Chapitres 39, 48 et 70
Ce qui se règle avant le devis

Quatre points qui font l'écart
entre deux offres d'emballage

Les cotes intérieures

L'espace disponible pour le produit, plus le jeu nécessaire pour l'introduire. L'épaisseur de matière se déduit ensuite. Dans l'autre sens, la boîte ne se referme pas.

L'outillage et sa propriété

Forme de découpe, cliché d'impression, moule. Chacun a un coût, un délai et un propriétaire. La question se règle par écrit, sinon changer d'imprimeur revient à repayer l'outil.

L'usage réel du contenant

Gras, chaud, acide, longue durée : la déclaration de conformité doit couvrir ce que le produit va réellement contenir, pas une hypothèse générique.

Le plan de palettisation

Le nombre de boîtes par couche et la hauteur de gerbage décident du vide transporté. Une cote ajustée de quelques millimètres change parfois toute une palette.

Le déroulé

Du produit à emballer à la palette filmée

L'emballage se conçoit à l'envers : on part de ce qu'il doit contenir et de ce qu'il doit traverser, jamais d'une jolie boîte vue ailleurs.

1

Vous décrivez le contenu

Produit à emballer, dimensions, poids, fragilité, nature (sec, gras, liquide). Une photo du produit posé à côté d'une règle suffit à démarrer.

2

On arrête le plan à plat

Structure, matériau, cotes intérieures, sens des fibres, zones de collage. Ce plan devient la base commune de toutes les consultations.

3

Vous validez un blanc et un tirage

D'abord une maquette non imprimée pour vérifier que le produit entre et que la boîte tient. Ensuite le bon à tirer, sur le support définitif.

4

On contrôle et on livre

Grammage mesuré, cotes reprises, essai de compression sur boîte montée, contrôle du calage sur palette, puis expédition selon l'Incoterm arrêté.

Vous avez déjà une boîte que vous voulez refaire ?

Dépliez-la, photographiez-la à plat et mesurez trois cotes intérieures. Avec ça, la consultation démarre le jour même.

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Ce que nous faisons produire

Douze familles d'emballage

Chaque famille a son outillage, son procédé d'impression et son point de rupture. Voici celui que nous vérifions avant tout le reste.

Étui carton pliant L'emballage de rayon par excellence, imprimé en offset. Sa fabrication suppose une forme de découpe dédiée, dont le coût et le délai se traitent dès la consultation.
Caisse en carton ondulé Le sens des cannelures décide de la résistance à l'écrasement en pile. Une caisse orientée dans le mauvais sens s'affaisse au troisième niveau de la palette.
Coffret rigide Il arrive monté, donc il transporte du vide. Les versions pliables à aimant divisent le volume expédié, au prix d'un montage à réception.
Sachet kraft et doypack Tout se joue sur la soudure et sur la barrière. Un sachet qui laisse passer l'oxygène ou l'humidité fait vieillir son contenu bien avant la date annoncée.
Film et sachet plastique L'épaisseur s'exprime en microns et se mesure, elle ne se devine pas à la main. C'est la variable que l'on rogne en premier quand un prix doit baisser.
Pot et bocal en verre Une forme propre suppose un moule dédié, avec son coût et son délai. Le contrôle porte sur la planéité du col, sans laquelle aucune fermeture ne tient.
Flacon plastique La compatibilité entre le contenu et la matière se teste, surtout sur les formules alcooliques ou acides. Un flacon qui se déforme en stock est un flacon mal choisi.
Bouchon, pompe et spray Le col d'un contenant suit une désignation normalisée de diamètre et de filetage. C'est elle qui décide si une pompe achetée ailleurs se vissera ou non.
Étiquette adhésive Support, adhésif, sens d'enroulement et diamètre de mandrin : les quatre données que réclame une étiqueteuse, et que personne ne pense à donner.
Calage et protection Alvéole carton, thermoformage, mousse découpée. Le calage se dimensionne sur un essai de chute réel, pas sur l'impression que la boîte semble bien remplie.
Emballage e-commerce Le format compatible boîte aux lettres change le tarif d'expédition. La bande d'ouverture et la seconde fermeture pour le retour se prévoient dès le plan.
Papier de soie et emballage cadeau Sur les papiers minces, l'encre peut marquer le produit qu'elle enveloppe. Un essai de transfert sur la matière réellement emballée évite une gamme entière tachée.
Service de sourcing

On fait produire votre emballage sur mesure

Vous n'aurez pas à comparer huit devis exprimés dans huit structures différentes. Nous fixons le plan à plat, nous consultons cartonniers, plasturgistes et imprimeurs sur cette base unique, et nous ramenons les offres au même point.

  • Réponse sous 48h ouvrées, par la personne qui portera le dossier jusqu'à la livraison des palettes.
  • Vos fichiers restent les vôtres. Ils servent à faire chiffrer et imprimer, rien d'autre.
  • Le coût de l'outillage annoncé d'emblée. Pas de forme de découpe qui apparaît au moment de signer.
Demande de sourcing emballage Les champs marqués d'une étoile sont nécessaires pour vous répondre utilement.
En unités, pour la référence concernée.

Vos informations servent uniquement à traiter cette demande. Elles ne sont ni revendues, ni transmises à des tiers.

Un emballage se conçoit à l'envers

La demande arrive presque toujours dans le même ordre : une image d'inspiration, une matière souhaitée, une quantité. Or ces trois éléments ne permettent pas de chiffrer quoi que ce soit. Ce qu'il faut d'abord, ce sont les dimensions du produit à emballer, son poids, sa fragilité, sa nature chimique et le trajet qu'il va parcourir. La boîte se déduit de ces contraintes ; elle ne se choisit pas avant.

La première décision est celle des cotes intérieures. Elles correspondent à l'espace réellement disponible pour le produit, augmenté du jeu nécessaire pour l'introduire sans forcer. L'épaisseur du matériau et le rabat de collage viennent après, calculés par le fabricant. Une commande passée sur des cotes extérieures produit une boîte dans laquelle le produit n'entre pas, et l'erreur ne se découvre qu'à la réception de la palette.

La deuxième décision est structurelle : à quoi l'emballage doit-il résister ? Un étui de rayon protège d'un choc léger et sert surtout de support d'image. Une caisse de transport encaisse l'écrasement en pile, la manutention et parfois plusieurs ruptures de charge. Ce ne sont ni les mêmes matériaux ni les mêmes fabricants, et les confondre coûte soit trop cher, soit trop de casse.

La troisième décision est celle du volume transporté. Un emballage vide occupe de la place et ne pèse rien : le calcul se fait donc en encombrement, jamais au kilo. Livré à plat, un étui se transporte par milliers dans un carton ; monté, il transporte surtout de l'air. C'est le sujet le plus mal évalué quand l'emballage vient de loin.

Le plan à plat, document fondateur

C'est le dessin technique de l'emballage déplié : contour de découpe, lignes de pli, rabats, zones de collage, sens des fibres. Il est fourni par le fabricant et il commande tout le reste, à commencer par le fichier d'impression. Un visuel préparé sans le plan à plat se retrouve amputé aux pliures ou déformé sur les rabats, et le bon à tirer part alors pour un second tour.

Carton : cannelures, grammage et forme de découpe

Le carton ondulé est composé d'une ou plusieurs feuilles ondulées prises entre des couvertures planes. Le type de cannelure change l'épaisseur et le comportement : les cannelures fines conviennent à l'emballage de vente imprimé, les grosses à la caisse de transport. Le double cannelure entre en jeu quand la charge ou le nombre de niveaux de gerbage l'exige.

Un détail décide de la solidité et il n'apparaît sur aucune fiche commerciale : le sens des cannelures. Une caisse dont les cannelures sont orientées verticalement résiste bien mieux à l'écrasement en pile qu'une caisse identique orientée à plat. C'est la première chose que nous vérifions sur un échantillon quand une gamme s'affaisse en entrepôt.

Le grammage, exprimé en grammes par mètre carré, est la deuxième variable que l'on rogne quand un prix doit baisser. Un carton annoncé à un grammage et livré en dessous se repère au premier gerbage, pas avant. Nous demandons donc le grammage mesuré sur les pièces livrées et l'essai de compression sur la boîte montée, pas seulement la fiche du fournisseur de papier.

Reste la forme de découpe. C'est une planche équipée de filets d'acier, fabriquée pour votre plan à plat et pour lui seul, qui découpe et rainure la feuille. Elle a un coût, un délai propre, et surtout un propriétaire. Beaucoup d'acheteurs découvrent au moment de changer d'imprimeur qu'ils vont devoir repayer l'outil. La question se règle par écrit dès la première commande, avec le lieu de stockage.

Impression : ce que chaque procédé impose

L'offset règne sur l'étui carton : qualité de trame élevée, coût dilué sur la quantité, mais une préparation de plaques pour chaque référence. La flexographie s'impose sur le carton ondulé et sur beaucoup de films, avec un rendu plus rustique et un coût de cliché par couleur.

L'héliogravure ne se justifie que sur de très grandes séries de film, ses cylindres étant coûteux. L'impression numérique, elle, supprime la préparation d'outil : c'est ce qui la rend pertinente sur les petites quantités et sur les versions multiples d'un même visuel.

Chaque finition ajoute une passe et souvent un outil. Le vernis sélectif, le pelliculage mat ou brillant, la dorure à chaud et le gaufrage sont autant d'opérations supplémentaires, avec leur propre calage machine. Elles se décident avant le chiffrage, parce qu'elles ne s'ajoutent pas en cours de production.

Un piège concret revient sans arrêt sur l'étui : la zone de collage. La colle ne prend pas sur un vernis ni sur un pelliculage. Cette zone doit donc rester libre d'encre et de finition, et le fichier doit le prévoir. Un étui vernissé sur toute sa surface se décolle dans le carton d'expédition, et la production entière est bonne pour le rebut.

Dernier point sur la couleur : elle ne se valide pas sur écran. Un écran émet de la lumière, un carton la réfléchit, et un même code de teinte rend différemment sur un support couché et sur un kraft brun. La validation se fait sur une épreuve imprimée sur le support définitif, et la tolérance de dérive entre le bon à tirer et la production s'écrit dans la commande.

Vous avez un fichier d'impression prêt ?

Envoyez-le avec les cotes du produit. On vous dit s'il est exploitable en l'état, ce qu'il faut reprendre, et sur quel procédé il rendra le mieux.

Faire vérifier mon fichier

Contact alimentaire : le document qui engage

Le règlement (CE) n° 1935/2004 pose le principe d'inertie : un matériau destiné à entrer en contact avec un aliment ne doit pas lui céder ses composants dans des conditions normales ou prévisibles d'emploi. La preuve de ce respect passe par une déclaration de conformité, obligatoire pour chaque référence concernée, remise par le fabricant du matériau ou de l'article.

Le point que les acheteurs sous-estiment est la portée de cette déclaration. Elle doit couvrir l'usage réel : le type d'aliment, la température de contact et la durée. Un contenant validé pour un produit sec à température ambiante ne l'est pas nécessairement pour un aliment gras, pour un liquide acide ou pour un remplissage à chaud. Une déclaration générique, qui ne mentionne aucune de ces conditions, ne couvre pas votre référence.

Sur le carton, un cas particulier mérite attention : la fibre recyclée. Elle est excellente pour la circularité, elle pose une question pour l'alimentaire, parce que des encres résiduelles peuvent migrer. La réponse tient dans le choix du matériau et, souvent, dans l'ajout d'une barrière fonctionnelle. C'est un arbitrage qui se fait au sourcing, pas au moment du premier lot.

FSC et PEFC ne parlent pas d'alimentaire

Ce sont des labels privés de gestion forestière : ils tracent l'origine de la fibre et attestent d'un mode de gestion, rien de plus. Un carton certifié peut être parfaitement inapte au contact alimentaire. Les deux sujets sont indépendants, ils se documentent séparément, et confondre les deux revient à croire qu'on détient une preuve qu'on n'a pas.

Info-tri, filière REP et mentions sur l'emballage

Les emballages ménagers commercialisés en France portent la signalétique de tri : le logo Triman accompagné des consignes correspondantes. Cette mention n'est pas décorative, elle se prévoit dans la maquette dès le départ, avec une place suffisante et une lisibilité réelle, faute de quoi elle se retrouve écrasée dans un coin au moment du bon à tirer.

Derrière la signalétique, il y a la filière à responsabilité élargie du producteur. Celui qui met un emballage sur le marché français contribue à la filière correspondante et doit disposer d'un identifiant unique. L'importateur qui fait fabriquer ses boîtes à l'étranger est concerné au même titre qu'un fabricant national, et ce coût entre dans le calcul de marge d'un produit, pas dans les frais généraux.

À ces mentions s'ajoutent celles que votre propre produit impose et qui se logent sur l'emballage : identification du responsable de la mise sur le marché, code-barres, éventuelles mentions sectorielles. Faire la liste complète avant de dessiner la maquette évite un second bon à tirer, qui coûte un calage machine et une à deux semaines.

Plastique, verre et étiquette : trois logiques différentes

Sur le plastique, la question centrale est la compatibilité entre le contenu et le contenant. Une formule alcoolique, un produit acide ou un liquide chargé en parfum peuvent attaquer certaines matières, provoquer une déformation du flacon ou une perte d'étanchéité en quelques semaines. L'essai de vieillissement, mené sur le produit réel et non sur de l'eau, tranche la question avant la production.

Le col est l'autre sujet propre au flacon. Il suit une désignation normalisée qui combine un diamètre et un profil de filetage. C'est elle qui décide si un bouchon, une pompe ou un spray achetés ailleurs se visseront correctement. Commander un flacon et sa fermeture chez deux fournisseurs sans vérifier cette désignation est la façon la plus rapide de se retrouver avec deux stocks incompatibles.

Le verre, lui, impose son propre calendrier. Une forme spécifique suppose un moule dédié, dont le coût et le délai de fabrication dépassent souvent ce que l'acheteur imagine. Sur les formes standard du catalogue d'un verrier, ce coût disparaît, et c'est presque toujours la meilleure porte d'entrée. Le contrôle porte ensuite sur la planéité du col, sans laquelle aucune fermeture ne tient, et sur la casse au transport.

L'étiquette adhésive, enfin, réclame quatre informations que personne ne pense à donner : le support, l'adhésif, le sens d'enroulement de la bobine et le diamètre du mandrin. Une étiquette parfaite mais enroulée dans le mauvais sens est inutilisable sur une étiqueteuse automatique. L'adhésif se choisit aussi selon la surface et la température de pose : appliquer sur un contenant froid ou humide n'a rien à voir avec une pose à température ambiante.

Matériaux d'emballage, outillage associé et contrôle prioritaire
MatériauOutillage à prévoirContrôle prioritaire
Carton compactForme de découpe, plaques offsetCotes intérieures, zone de collage sans vernis
Carton onduléForme de découpe, clichés flexoGrammage mesuré, sens des cannelures
Film et sachetClichés, outil de soudureÉpaisseur en microns, tenue de la soudure
Flacon plastiqueMoule d'injection ou de soufflageCompatibilité avec le contenu, désignation du col
VerreMoule dédié si forme proprePlanéité du col, casse au transport
ÉtiquetteOutil de découpe de formeAdhésif adapté, sens d'enroulement

Palettisation, transport et coordination des flux

Un emballage se transporte à vide, donc en volume. La question devient : combien de boîtes par couche sur une palette, et combien de couches jusqu'à la hauteur admise ? Sur une palette au format européen de 800 par 1200 millimètres, quelques millimètres retirés à une cote extérieure font parfois passer une rangée supplémentaire, ce qui change le coût rendu de toute une saison.

Le gerbage est l'autre variable. Une caisse qui doit supporter plusieurs niveaux au-dessus d'elle se dimensionne sur un essai de compression, et non sur l'impression qu'elle paraît solide. C'est un essai simple, rapide, et qui évite la découverte d'un entrepôt entier où la troisième palette s'est affaissée.

Vient enfin la coordination des flux, qui est le point d'organisation propre à cette famille. L'emballage doit arriver avant le produit qu'il contient, mais pas trop tôt, sous peine d'occuper un entrepôt. Or un emballage sur mesure passe par un plan à plat, un bon à tirer, un outillage puis une production : cette chaîne est plus longue que celle de beaucoup de produits finis.

Nous calons donc les deux calendriers ensemble dès le sourcing. C'est vrai aussi lorsque l'emballage sert à protéger un article volumineux, sujet que nous détaillons du côté de l'univers maison et décoration.

Douane et import d'emballage

Le classement suit le matériau. Les articles en papier et carton relèvent du chapitre 48, les articles en matières plastiques du chapitre 39, et les contenants en verre du chapitre 70. Un emballage composite, carton doublé d'un film ou pot en verre livré avec sa fermeture plastique, demande un examen au cas par cas : c'est la fonction essentielle de l'article qui départage, pas la matière la plus lourde.

Quand la valeur importée le justifie, un renseignement tarifaire contraignant obtenu auprès de l'administration fixe la position pour plusieurs années et supprime le risque de redressement sur une référence appelée à revenir chaque saison.

Les Incoterms 2020, de leur côté, restent la condition d'une comparaison honnête entre deux offres : sur des marchandises volumineuses et peu chères au kilo, l'écart entre un prix départ usine et un prix rendu est considérable. Et depuis 2022, la TVA à l'import s'autoliquide sur la déclaration de TVA.

Où se source l'emballage

Les cartonniers français restent la meilleure réponse quand le délai est court, quand la quantité ne justifie pas un conteneur, ou quand la structure demande des allers-retours de mise au point. La proximité permet d'obtenir des maquettes rapidement, ce qui est décisif sur une première boîte.

L'Europe de l'Est traite bien les volumes standard, avec une structure de coût intermédiaire et des délais de transport routiers qui restent maîtrisables. C'est souvent le bon compromis pour une gamme installée dont les quantités augmentent.

L'Asie garde l'avantage sur les emballages très décorés en grande série, les coffrets rigides et les fabrications qui demandent beaucoup de main-d'œuvre. La contrepartie est le délai maritime et le fait qu'une correction de maquette coûte plusieurs semaines. Sur une première commande, nous conseillons rarement de commencer par là.

Cinq erreurs qui coûtent cher sur une commande d'emballage

  • Donner les cotes extérieures. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus définitive : le produit n'entre pas dans la boîte, et il n'y a rien à rattraper sur un lot déjà produit.
  • Payer un outillage sans écrire à qui il appartient. Forme de découpe, cliché, moule : sans clause écrite, changer de fournisseur revient à repayer l'outil et à reperdre le délai.
  • Valider la couleur sur écran. Un écran émet la lumière, un support la réfléchit. La validation se fait sur épreuve imprimée, sur le support définitif.
  • Vernir la zone de collage. La colle ne prend pas sur un vernis. L'étui se décolle dans le carton d'expédition et la série est bonne pour le rebut.
  • Lancer l'emballage après le produit. Sa chaîne de fabrication est plus longue qu'il n'y paraît. Un produit fini qui attend sa boîte est de la trésorerie immobilisée.

Pourquoi nous confier ce sourcing plutôt que consulter en direct

Sur une référence standard reprise au catalogue d'un cartonnier, consulter en direct fonctionne très bien. La difficulté apparaît dès qu'il faut créer une structure, arbitrer entre deux matériaux, faire tenir une boîte dans un format postal ou vérifier qu'une déclaration de conformité couvre réellement l'usage prévu.

Notre travail consiste à fixer le plan à plat et la spécification, à consulter cartonniers, plasturgistes, verriers et imprimeurs sur cette base commune, à ramener toutes les offres au même Incoterm et au même périmètre d'outillage, puis à contrôler la production avant expédition. Vous comparez des chiffres comparables, ce qui n'arrive presque jamais spontanément sur cette famille.

Nous ne vendons pas d'emballage et nous n'avons pas de stock à écouler. Aucune matière ne nous arrange plus qu'une autre. Si votre quantité ne justifie pas un outillage sur mesure, nous vous orienterons vers une structure standard, quitte à ce que le dossier soit plus petit : c'est la seule façon qu'un acheteur revienne.

Vérification

Les contrôles que nous demandons sur un emballage

Conformité au contactDéclaration par référence, couvrant l'aliment, la température et la durée
Tenue mécaniqueGrammage mesuré, compression de la boîte montée, essai de chute du colis rempli
Fidélité d'impressionÉpreuve sur support définitif, dérive de teinte tolérée écrite dans la commande

Selon la nature du contrôle, les rapports proviennent de laboratoires tiers, SGS, Bureau Veritas ou Intertek, ou du laboratoire interne du producteur de matériau lorsqu'il est accrédité pour l'essai concerné. Ces organismes ne sont ni nos clients ni nos partenaires : nous exigeons simplement leurs rapports, parce qu'une déclaration rédigée par le vendeur ne prouve rien.

Questions fréquentes

Ce que les acheteurs nous demandent sur le sourcing emballage

Faut-il donner les cotes intérieures ou extérieures ?

Toujours les cotes intérieures : l'espace réellement disponible pour le produit, augmenté du jeu nécessaire pour l'introduire sans forcer. L'épaisseur de la matière et le rabat de collage se déduisent ensuite par le fabricant. Une commande passée sur des cotes extérieures donne une boîte dans laquelle le produit n'entre pas, et l'erreur ne se découvre qu'à la réception de la palette.

Qu'est-ce qu'une forme de découpe, et qui la possède ?

C'est l'outil qui découpe et rainure votre emballage : une planche équipée de filets d'acier, fabriquée pour votre plan à plat et pour lui seul. Elle a son coût et son délai propres, souvent découverts après la négociation du prix unitaire. Sa propriété et son lieu de stockage se règlent par écrit dès la première commande, sinon changer d'imprimeur revient à repayer l'outil.

Quel document exiger pour un emballage au contact d'un aliment ?

Une déclaration de conformité. Le règlement (CE) n° 1935/2004 pose le principe d'inertie : le matériau ne doit pas céder ses composants à l'aliment dans des conditions normales ou prévisibles d'emploi. La déclaration doit couvrir l'usage réel, c'est-à-dire le type d'aliment, la température et la durée de contact. Un document générique qui ne mentionne ni le gras, ni le chaud, ni l'acide ne couvre pas votre référence.

L'info-tri est-il obligatoire sur un emballage vendu en France ?

Oui, sur les emballages ménagers commercialisés en France : la signalétique de tri, logo Triman et consignes associées, doit y figurer. S'y ajoute la filière à responsabilité élargie du producteur : celui qui met l'emballage sur le marché contribue à la filière correspondante et doit disposer d'un identifiant unique. Les deux points se prévoient dans la maquette et dans le calcul de marge.

Le label FSC garantit-il l'aptitude au contact alimentaire ?

Non. FSC et PEFC sont des labels privés de gestion forestière : ils tracent l'origine de la fibre, rien d'autre. Un carton certifié peut être inapte au contact alimentaire, en particulier s'il contient de la fibre recyclée dont les encres résiduelles peuvent migrer. Les deux sujets sont indépendants et se documentent séparément.

Pourquoi commander l'emballage avant le produit ?

Parce que deux flux doivent se rejoindre au bon moment. Un emballage sur mesure passe par un plan à plat, un bon à tirer, un outillage puis une production : la chaîne est plus longue qu'on ne l'imagine. Un produit fini qui attend sa boîte est du stock immobilisé, et une boîte livrée trop tôt occupe un entrepôt. Les deux calendriers se calent ensemble, dès le sourcing.

Peut-on faire produire de petites quantités sur mesure ?

Cela dépend du procédé. L'impression numérique et les structures standard du catalogue d'un fabricant démarrent bas, parce qu'aucun outil dédié n'est à financer. Une forme de découpe spécifique ou un moule change l'équation : il faut une quantité qui absorbe l'outillage. Donnez-nous votre quantité réelle, nous interrogeons les fabricants avec ce chiffre et nous vous transmettons les seuils qu'ils annoncent.

Décrivez ce que vous devez emballer, on s'occupe de la boîte

Produit, cotes, quantité, contact alimentaire ou non, budget cible. On revient sous 48h ouvrées avec ce qui est faisable et à quelles conditions. Demande gratuite, sans engagement.

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